Johnny___le_parisien___II

Hospitalisation de Johnny : les vérités de Jean-Claude Camus

Silencieux depuis son arrivée mardi à Los Angeles, le producteur de Johnny, Jean-Claude Camus, s'est enfin décidé à parler à la presse hier soir (à 6 heures ce matin, heure française), pour, dit-il, rétablir certaines vérités.

Jean-Claude Camus révèle que deux clans s'affrontent sur les causes de la grave infection qui a affecté le chanteur. Il précise que Johnny devra rester hospitalisé au moins trois semaines, et suivre une convalescence d'un moi en Californie. Et rétablit les chiffres sur le coût de l'annulation de son «Tour 66».

L'état de santé de Johnny. «Je l'ai vu deux fois et je l'ai trouvé étonnamment en forme.

Il est toujours sous perfusion mais parvient à marcher, et à s'asseoir dans un fauteuil. Il a bonne mine. Il feuillette des magazines, dont le numéro de Elle avec un article sur Laeticia. Il piétine déjà d'impatience à l'idée de remonter sur scène. Il m'a même demandé, en plaisantant à moitié, de lui organiser 5 Stade de France et 5 Bercy. Je lui ai dit : il faut d'abord que tu retrouves ta santé et ton énergie. Il n'a pas chantonné dans la chambre, mais je pense qu'il a gardé toute sa voix intacte».

Sa sortie de l'hôpital. «Il va devoir suivre les avis des médecins américains et aussi ceux des experts des assurances car les enjeux sont importants. Il restera encore au moins trois semaines hospitalisé puis 1 mois en convalescence à Los Angeles. Les médecins lui ont en effet interdit l'avion pendant 2 ou 3 mois».

Les causes de sa maladie. «Deux versions s'affrontent. Celle des médecins américains et de son entourage : l'opération de la hernie discale aurait été mal réalisée par le docteur Delajoux à Paris. Celle des deux médecins-experts français dépêchés à Los Angeles, Yves Catoné et François Zuccarelli : il aurait contracté son infection nosocomiale au cours de l'intervention à Paris. La famille de Johnny a diligenté un référé depuis Paris afin qu'un expert soit nommer pour vérifier si l'opération a été mal faite. C'est l'avocate Me Virginie Lappe qui mène cette action. Ici, ils appellent le docteur Delajoux «The butcher» (NDLR : le boucher)...»

Le coût de l'annulation des concerts. «On a parlé de 30 millions d'euros, voire 80 millions d'euros à indemniser. Je n'ai jamais entendu de tels chiffres dans mes bureaux. J'évalue l'annulation des vingt-quatre dates restantes, vu que les salles ne touchent que le minimum garanti, entre 7 millions et 10 millions d'euros».

Sa visite tardive. «Je voulais le voir conscient et pas dans le coma. J'avais des nouvelles trois fois par jour au téléphone par Laeticia et son entourage. J'ai d'ailleurs été accueilli à bras ouverts par son épouse. J'ai seulement parlé au téléphone à ses enfants David et Laura. Je crois que Johnny n'aurait pas aimé savoir que des gens le voient diminué. Certains sont venus le visiter, se sont prosternés à ses pieds, et sont subitement devenus ses meilleurs amis, puis se sont empressés de faire des déclarations plus bêtes les unes que les autres pour se rendre intéressants. Il faut, selon moi, respecter une certaine décence».

Avait-il la santé pour cette tournée ? «Je ne suis pas un négrier, contrairement à ce que j'ai pu lire. C'est Johnny et lui seul qui décide de tout. Il voulait aller jusqu'au bout du Tour 66. Et s'il se faisait aider avec des piqûres d'anti-inflammatoire, c'est pour calmer sa douleur. Moi-même je me fait piquer pour calmer mes douleurs aux jambes.»

L'émoi en France. «Il est quand même très fatigué mais je crois qu'il a perçu tous les soutiens et l'amour venus de son public. Que des gens comme le Président de la République et le maire de Paris se préoccupent de sa santé est un témoignage incroyable. Je ne pense pas que même un chef d'Etat aurait suscité autant d'émoi et une telle couverture médiatique. Celà prouve l'amour total que lui vouent ses fans et le grand public. Le mythe Johnny n'est pas écorné».