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Opération de Johnny : sa famille saisit la justice

F.G. (lefigaro.fr)

17/12/2009 |

Le chanteur pourrait avoir été victime d'une infection nosocomiale, selon le président du directoire de sa société de production. Crédits photo : AFP

Ses proches souhaitent savoir si le docteur Delajoux a commis une erreur lorsqu'il a opéré le chanteur le 26 novembre dernier pour une simple hernie discale. Toujours à Los Angeles, Johnny pourrait de son côté sortir de l'hôpital dans 15 jours.

Malgré son impatience, Johnny va devoir encore attendre avant de retrouver son public français. Son producteur Jean-Claude Camus a en effet annoncé mercredi soir que le chanteur, sorti lundi du coma artificiel, ne pourrait pas quitter l'hôpital de Cedars-Sinai avant une «quinzaine de jours». Une fois sorti, il devra rester en convalescence à Los Angeles, où il possède une maison dans un quartier cossu. L'avion lui est en effet interdit pendant «plusieurs mois», a-t-il précisé.

«Il va bien, a assuré Jean-Claude Camus, qui lui a rendu visite à deux reprises. On l'a levé, il a blagué avec moi et...», signe de son envie de remonter sur scène, «il m'a dit d'organiser cinq (concerts au) Stade de France et cinq à Bercy. Ça c'est du Johnny : chassez le naturel, il revient au galop !».

L'action en justice. A ce jour, deux hypothèses subsistent quant aux causes de l'hospitalisation en urgence du chanteur : soit une mauvaise opération pour son hernie discale, soit une infection nosocomiale contractée à l'hôpital. Pour en savoir plus, la famille de Johnny Hallyday a décidé de lancer une procédure judiciaire concernant l'opération pour l'hernie pratiquée sur l'artiste le 26 novembre dernier. «L'objectif du référé c'est d'obtenir des médecins experts qu'ils viennent déterminer si l'opération, comme on le dit, aurait été une opération très très mal faite à Paris», a expliqué Jean-Claude Camus. «Ici, ils appellent le docteur Delajoux «The butcher» (le boucher, NDLR)...», a-t-il ajouté. Le TGI de Paris a indiqué que le référé serait examiné lundi.

L'arrêt du Tour 66. Concernant l'annulation de la tournée finale du chanteur, programmée du 8 janvier au 13 février, Jean-Claude Camus s'est déclaré étonné des chiffres qui ont circulé : «On a parlé de 30 millions d'euros, voire 80 millions d'euros à indemniser. Je n'ai jamais entendu de tels chiffres dans mes bureaux», a-t-il expliqué. «J'évalue l'annulation des vingt-quatre dates restantes, vu que les salles ne touchent que le minimum garanti, entre 7 millions et 10 millions d'euros».

Sa visite tardive. Depuis plusieurs jours, le producteur est mis en cause par certains médias et plusieurs personnalités, qui l'accusent d'avoir poussé à bout Johnny et de ne pas s'être rendu à son chevet plus tôt. L'humoriste Stéphane Guillon l'a ainsi qualifié dans sa chronique de lundi de «producteur rapace», «tenardier du show-biz» et de «presse-citron». Mercredi soir, Jean-Claude Camus a tenu à répondre aux critiques : «Je ne suis pas un négrier, contrairement à ce que j'ai pu lire. C'est Johnny et lui seul qui décide de tout. Il voulait aller jusqu'au bout du Tour 66». Concernant sa visite tardive, il a expliqué qu'il «voulait le voir conscient et pas dans le coma».

Son entourage. «Certains sont venus le visiter, se sont prosternés à ses pieds, et sont subitement devenus ses meilleurs amis, puis se sont empressés de faire des déclarations plus bêtes les unes que les autres pour se rendre intéressants», a expliqué le producteur Jean-Claude Camus. Avant d'ajouter : «Il faut, selon moi, respecter une certaine décence». Parmi les personnes venues lui rendre visite cette semaine, on a notamment pu apercevoir Patrick Bruel, Nikos Aliagas, Line Renaud ou encore Charles Aznavour.

Le soutien de la France. Selon le producteur, Johnny Hallyday a «perçu tous les soutiens et l'amour venus de son public. Que des gens comme le président de la République et le maire de Paris se préoccupent de sa santé est un témoignage incroyable», a-t-il expliqué. «Je ne pense pas que même un chef d'Etat aurait suscité autant d'émoi et une telle couverture médiatique. Cela prouve l'amour total que lui vouent ses fans et le grand public. Le mythe Johnny n'est pas écorné».