Johnny allume le Palio de Boulazac (24750)

PORTFOLIO - Johnny Hallyday a enflammé le Palio mardi soir. A 70 ans,
l'idole des jeunes" reste un mythe.

  «Allumez le feu !»… Plein les yeux, plein les oreilles. C’est dans une débauche de lumières,
de coups de tonnerre, de feux d’artifice que Johnny Hallyday a fait son entrée hier soir
sur la scène du Palio de Boulazac. Acclamé par 5000 fans.
Fidèle à son image, pantalon et blouson de cuir noir, croix d’argent autour du cou,
il donnait là le deuxième concert de la tournée de ses 70 ans, après une brève
première partie du groupe terrassonnais Mo.

D’emblée, Johnny donne le ton : « Je suis né dans la rue… En 1943, par une nuit d’orage.»
Il enchaîne en mêlant chansons nouvelles et refrains connus, s’écrie : « Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?» et son visage apparaît en gros plan sur trois écrans.

 Véritable bête de scène, il traverse le plateau, s’agenouille, s’allonge, et va jusqu’à mimer l’amour pour exprimer sa rage. «Je voulais simplement vous dire : “Qu’est-ce que je suis heureux d’être avec vous ici ce soir.” Et j’adore vous entendre chanter.» C’est d’ailleurs ce que font beaucoup de spectateurs. Certains connaissent ses chansons par cœur. D’autres lisent ses textes enregistrés sur leur téléphone.

 Les fans, les purs et durs, qui suivent la tournée, ont campé devant le Palio dès lundi. Une minorité malgré tout. Mais, hier, des centaines de personnes ont attendu durant plusieurs heures l’ouverture des portes, en fin d’après-midi, pour être sûres d’être au plus près de la scène.

 Car, adulé ou critiqué, Johnny reste un mythe. Et pas seulement pour son public. Arrivant avec son épouse Laeticia à bord d’un avion privé à Bassillac, il a bénéficié d’une escorte de motards de la police pour se rendre au Palio. Comme un chef d’État.

Par Chantal Gibert